AccueilAccueil  FAQFAQ  RechercherRechercher  MembresMembres  GroupesGroupes  ConnexionConnexion  S'enregistrerS'enregistrer  







Curiosity killed the cat [Cyrios, Daskarina et Maav]
avatar

Féminin
Âge : Morte à 17 ans
Race : Bannis - Ange & Humain
Pouvoirs : Inconnu
Localisation : Somniatis
Humeur : Déprimée
Messages : 155
Date d'inscription : 20/05/2013

Banni


Voir le profil de l'utilisateur               http://daskarina.tumblr.com/
      
Je continue de lui caresser les cheveux alors que Cyrios pleurs abondamment en faisant ses aux revoirs. Peu importe ce qu'il lui a dit; cela l'a calmé. Lorsque sa poitrine cesse de me soulever j'en ai conclus que c'était sa fin. Je la dépose délicatement sur sol. Son corps est si frêle entre mes mains. Mon regard survole la morte. Je me demande si je dois la laisser ainsi. Comment pourrait-on expliquer une mort aussi violente dans une ville aussi paisible ? Bien qu'un cauchemar ait commis cet acte, il provient du Somniatis et le secret de notre monde est notre responsabiliser à tous, êtres du rêve. Je n'ai rien fait pour arrêter le massacre. La tâche de m'occuper du corps me revient donc par conséquent.

À la même méthode utilisée pour guérir un être vivant, je dépose donc ma main sur front encore chaud et referme tranquillement la peau où les griffes l'avaient arrachés. Je peux sentir le vide en elle, l'absence de son âme. Cela me donne le vertige. Je guéris seulement en surface, la chair et les organes sont bien trop abîmés. Son visage est une cause perdue pour le peu de pouvoir que je possède et je suis toujours dans Warrenpoint après tout. Je réfléchis un instant et vois un vieil arbre au loin. Je me relève et malgré ma faiblesse je traîne son corps jusqu'à l'arbre. Plus loin , au sol, repose une gigantesque branche qui a dû tomber lors d'un grand coup de vent. Cyrios pourrait m'aider à la tirer, mais je préfère lui laisser faire son deuil.
Elle est lourde cette branche. Je la fais pivoter pour qu'un bout pointu soit incliné vers le bas et je la laisse tomber directement à l'endroit ou le visage a été arraché. Le tout s’implante parfaitement au bon endroit. Un peu de sang jailli. Le cœur me lève. Je me force à lui prendre ses deux mains molles et les essuyer dans l'herbe pour retirer toute trace de Cyrios sur sa peau.

Je recule en titubant, la tête sonner par l'effort et le dégoût. Je n'ai pas trouvé de meilleure méthode pour falsifier sa mort. Si aucune autopsie est faite, sa mort semblera crédible. Le ciel est nuageux et j'espère que la pluie tombera vite et effacera les traces de sang. Je soupire longuement , exténuée. Je marche vers Cyrios et sa tristesse vient me frapper de plein fouet. Sa souffrance est mienne par les liens qui nous relie. Je me laisse écraser contre lui en le serrant dans mes bras.

« Je suis tellement désolée Cyrios. Désolée que tu doives souffrir aussi souvent. J'aimerais te promettre que ça cessera bientôt ,mais je ne pourrais jamais te le garantir. J'apporte tellement de problèmes. Je m'excuse, je .. »

Ma voix se brise et j'éclate en sanglots. Je le serre plus fort tout en laissant mes larmes mouillées son épaule. Je suis fatigué de réprimer ma tristesse. De regarder le mal me dévorer de l'intérieur. Non je n'en peux plus.
C'est ainsi, dans les bras de mon précieux compagnon, que je pleure toutes les larmes de mon corps.

☆ ★ ☆ ★ ☆ ★ ☆ ★ ☆ ★☽ ☾★ ☆ ★ ☆ ★ ☆ ★ ☆ ★ ☆

avatar

Masculin
Âge : 16 ans
Race : Humain
Pouvoirs : Aucuns.
Localisation : Warrenpoint : Well Rd. 17
Humeur : Eh ?
Messages : 153
Date d'inscription : 04/08/2013

Rêveur


Voir le profil de l'utilisateur               
      
J’ai vu son visage changer d’expression avant qu’elle s’en aille. Malgré que ses lèvres ne bougeaient pas, son œil valide me souriait. Je revoyais durant court instant la Maav qui m’avait toujours sourit. Qui avait parlé trop haut et, quand je tombai dans la boue, qui avait ri aussi. Pour ma part, j’étais tellement désolé que la mort se présente aussi violemment à elle que ce fût un soulagement de la voir apaisée et partir sans lutter. Et il m’avait été agréable qu’elle parte rapidement au lieu de rester allongée, à souffrir insupportablement pendant des heures et des minutes, le temps que son corps se vide de son sang. Une mort rapide n’est pas donnée à tous, mais elle peut être à désirer.
Mais en mon âme, je ressentais cette envie égoïste de la ramener, de ne pas avoir à vivre une nouvelle fois avec la mort d’un proche sur la conscience – proche que je ne recroiserai pas, que j’ai vu mourir sous mes yeux sans avoir pu agir. Je tentai d’étouffer ce souhait, serrant les points, et me contentai de regarder Daskarina poser le corps. Vide. Etrangement aussi vide que mes pensées. Je ne savais plus quoi en dire.
Ni que faire.
J’étais perdu.

Mes prunelles miroitantes à cause des larmes regardaient Daskarina se débrouiller pour falsifier la mort de Maav tandis que mon corps ne trouvait plus la force de se lever et ma gorge, la force de produire un son. Daskarina se servit de ses pouvoirs pour arranger au mieux le visage de Maav – sans doute pour faire paraître la mort moins violente, donc dans le stat de simple accident aux yeux des habitants de Warrenpoint : un coup de vent brusque a cassé une branche qui, en tombant, implanta son côté pointu dans l’œil de la petite dormant sous l’arbre. Une sorte de mensonge utile pour m’éviter des problèmes. Mensonge auquel j’espérais croire de même.
Mais impossible.
J’avais tout vu de mes propres yeux. Comment aurais-je pu me forcer à croire en un mensonge ? Y croire ne restait qu’un désir, qu’une volonté afin de s’ignorer, de faire comme si ces douleurs n’avaient jamais existé, de me réfugier, quelque part, entre quatre murs blancs à broyer du noir.

Je détournai mon regard de Daskarina, et fixai un point oublié sur le sol du cimetière. Ma respiration se faisait assez irrégulière avec quelques grandes bouchées d’air pour retenir les pleurs de refaire surface. Mes paupières clignaient plusieurs fois pour chasser les larmes. Mes poings se serraient pour que je me concentre sur eux, et non sur mes plaintes.
Je sentais mes yeux brûler, mon estomac se nouer, mes poumons se fatiguer. Un léger grognement sortit du fond de ma gorge, cherchant à cicatriser mes souvenirs.
Puis je sentis Daskarina revenir, me prendre dans ses bras, se laissant tomber. Je me redressai un peu, pour la prendre dans une étreinte et la tenir. Je sentais que la fatigue et la peine de ma conscience venaient s’écraser sur la sienne ; alors je l’aidais à lutter contre ce poids. Elle aussi devait garder un mauvais souvenir de ce moment, car en me mettant à sa place, je n’aurais pas supporté voir mon protégé dans un état dramatique.
Je n’aurais pas supporté ne pas pouvoir sauver une vie après en avoir arraché deux.

Elle me présenta ses excuses. Elle s’en voulait de me voir souffrir, de ne pas pouvoir me promettre quoique fût, d’apporter des problèmes.
Et moi, je me demandais pourquoi s’excusait-elle.
Je serrai davantage mon étreinte, et je la laissai pleurer. Je la laissai évacuer une bonne fois pour toute toutes ces fois où elle n’y arrivait pas. Je laissai quelques larmes l’accompagner. Et alors que je sentais les siennes mouiller mon épaule, la pluie, elle, ne tarda pas à tomber.

« Daskarina… »

Ma voix s’offrit rauque dû aux maintes fois où j’avais hurlé.
Je pouvais lui en vouloir de m’avoir empêché d’agir, de me faire souffrir, d’apporter des problèmes, mais il n’en fut rien.
La pluie me berça, accompagnée de la chaleur qui m’emplissait en ayant Daskarina contre moi. Je fermai les yeux.

« Daskarina… si à chaque fois je ne peux haïr la chance de ne pas avoir pu nous aider, c’est car elle m’a déjà guidé vers toi. »

Ma tête bascula sur le côté, se posant contre la sienne.

« Si vraiment tu apportes des problèmes, autant que ce soit le prix de rester avec toi. Tu ne peux pas savoir à quel point tu es importante pour moi. »

J’ouvris mes yeux, et mon regard tomba sur le corps de Maav, immobile, à plusieurs pas de là.

« Si je souffre, je suis deux fois plus comblé de joie de pouvoir rester avec toi. Je comprends que tu t’excuses ; simplement, tu ne peux rien y faire si c’est mon choix de t’accompagner. »

Alors… pourquoi… Pourquoi suis-je en train d’hésiter entre vivre avec elle et rester ici ?
Je la pris par ses épaules, me forçant à lui sourire, malgré mes prunelles vagues de colère – envers qui ?- et de tristesse.

« Tu devrais retourner dans les Rêves et t’y reposer. Je me sens assez exténué pour m’endormir. Ne t’en fais pas, on se verra sans doute très bientôt. »

Ma voix donnait un air flou. Je passai une main rapide sur ses joues, essuyant ses larmes, et je me levai pour partir, sans un mot.
Je ne savais plus quoi penser. Qu’avais-je encore à perdre dans le monde réel ?
Je ne savais plus qui détester. Ce cauchemar, ou bien moi-même ?
Au final, où se trouvait exactement mon âme ?
Au fond d’un trou dont on ne connaît le contenu ?
Je ne voulais pas embêter Daskarina plus que ça. Elle avait besoin de se reposer, et il en était de même pour moi.
Mais j’avais besoin de parler à quelqu’un d’autre, pour m’y retrouver, pour m’aider à choisir.
J’avais besoin de voir Arnaud.

☆ ★ ☆ ★ ☆ ★ ☆ ★ ☆ ★☽ ☾★ ☆ ★ ☆ ★ ☆ ★ ☆ ★ ☆


Curiosity killed the cat [Cyrios, Daskarina et Maav]
Page 2 sur 2
Aller à la page : Précédent  1, 2
Permission de ce forum:
Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
Sujets similaires
Sauter vers:  
Outils de modération