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En quête d'un chez-soi étranger. [PV. L'ombre.]
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Masculin
Âge : 16 ans
Race : Humain
Pouvoirs : Aucuns.
Localisation : Warrenpoint : Well Rd. 17
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Date d'inscription : 04/08/2013

Rêveur


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Cyrios observait quelques fées jouer, au loin, dans quelques flaques d’eau d’une coloration indécise, prise entre le triste gris du ciel et le vert de l’herbe. Il ne voyait plus le temps et se contentait de scruter, de manière fantomatique, les quelques être qui daignaient s’aventurer aux environs, offrant alors une instance propice à la vie dans une lueur d’enthousiasme peu profonde. Et, malgré leurs cris de joie, leurs rires momentanés et leurs sourires créatifs, l’âme du jeune rêveur était calme. Bien calme. Endormi comme le corps d’un rêveur mené au Somniatis. Vide comme un être errant entre les mondes qui ne peuvent l’accueillir. Il n’était de tel ; il n’était point rejeté par tout peuple, et ne figurait que muni d’un passeport Terre-Somniatis ; mais à ce précis instant, quelque chose l’ennuyait. Quelque chose difficile à cerner, à concrétiser ; la solitude, peut-être ? Ce bruit flasque du vent à travers ses cheveux et au creux de son oreille ?

Alors il s’éloigna. Il quitta son confort pour ancrer ses poings dans les poches de son pantalon et se mit à marcher, tout droit, sans prendre en compte ce qu’il traversait. Son regard remarquait mécaniquement les obstacles, observant en réalité un point sur le sol, une trace déjà fournie dans une dimension parallèle : la pensée. Mais pensait-il vraiment ? Ce manque de paroles dans sa tête, ces vaines recherches de sujet, de débats, lui permettaient-ils réellement la réflexion ? Ses pas n’étaient finalement plus que des résonnances d’une âme superficielle qui emboîte la marche au silence, et il s’engouffra, à moitié conscient de son chemin, dans la forêt du Somniatis.

Le mutisme, déjà pesant, y devint cette fois glaciale. Le temps gris l’obligea à ajuster son écharpe et à se lover dans sa veste. La brise ne fut pas assez puissante pour soulever sa longue chevelure, mais elle effleurait froidement sa peau, éparpillant tout de même les mèches les plus exposées. Ce fut cette ambiance inhabituelle de la forêt qui ramenait Cyrios à ses sens. Il s’arrêta un moment, scruta les environs, puis reprit sa marche d’un pas plus assuré ; la forêt était toujours aussi belle, mais les sensations prenaient en occurrence des odeurs plus fétides d’un temps légèrement froid et sec. Ce doit être un être qui s’amuse avec ses pouvoirs… pensa-t-il, plus en conscience des rêves et des miracles qui s’y cachent. Il pensa à Axel et sa gentillesse malgré aura effrayante ; à Skye et son histoire malgré sa lumière rassurante ; et à Daskarina, cet être aussi spectrale que désiré, son cher ange gardien qu’il se mit à chercher dans l’inconscience de son cœur alourdi.

Et pour éloigner ce vide transformé en peine, il inspira une goulée d’air, contracta le ventre, et laissa s’échapper sa voix en quelques paroles qu’il connaissait. Il s’agissait d’une chanson qu’Arnaud appréciait, ainsi que ses parents. Elle transportait dans ses mots les sentiments impossibles à réellement décrire. Le chanteur y avait insufflé son point de vue, laissant la liberté à ses fans d’y intégrer leurs propres interprétations. Ou, du moins, c’est ce que Cyrios pensait habituellement en la chantant. Cependant, cette fois-ci fut moins douce et plus dévorante. Sans son meilleur ami à ses côtés ; sans qui que ce soit pour l’écouter, elle évoquait moins l’affection et la tendresse, […] et sa voix - bien que belle, tamisée et mélodieuse – ne lui apportait aucun soutien.

« Weep not for roads untraveled. Weep not for paths left alone. »

Or, il poursuivit son chant en ralentissant son rythme. Dans sa tête, il eut son image au piano, la musique accompagnait alors sa voix de façon imaginaire, ses doigts caressant les touches blanches et noires du clavier d’un instrument appartenant à un passé bâti de solitude, au même rythme que sa voix ramenait de cette époque.

« ’Cause beyond every bend is a long blinding end, (…) it’s the worst kind of pain I’ve known. (…) Give up your heart left broken and let that mistake pass on… »

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Ombre


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Les bruits de la nature, le vent et ces merveilles. Voilà ce qui avait attiré L’Ombre dans cette section du royaume. Imphorme, on aurait pu croire à un gros nuage noir circulant à ra le sol. La réalité était tout autre.

Froid et mossade, L’Ombre laissait un léger débalancement climatique sur son passage : un vent frai en cette journée de chaude. Certain appréciais, d’autre au contraire préférais ce cacher en pressentant cette énergie négative en approche.

Composer de cette derrière, la créature, qui arpentait la forêt, finie par être fasciné par un chant. Il n’y comprenait rien. Cette langue, se son, qu’est-ce que cela pouvait être? Avança en silence à travers les broussailles et les herbes, L’Ombre pris progressivement une forme humaine dont de longues lignes de fumer s’échappait. Ces yeux bleus, pour le moment, fixaient la nuque de l’étranger.

L’Ombre avait déjà entendu ces humains parler, mais jamais de cette façon. Fasciner, il approcha doucement se plaçant dans le dos de l’adolescent. Sa présence glaciale pouvait se faire sentir.

Se penchant d’un coter puis de l’autre, L’Ombre voulait trouver et comprendre de ou venais ce son. L’Ombre ne prit pas garde au mouvement que l’adolescent aurait pu faire.


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Et son chant poursuivit son cours, sa voix se frayait un chemin entre les arbres de la forêt, cassant ce vide intense, gonflant l’endroit d’un moindre sentiment. Face à cette douceur envolée, le gris du ciel se morfondait en une période soudainement plus sombre, plus froide que jamais. Les environs prirent une allure plus ténébreuse. L’atmosphère s’alourdit, l’ambiance se serra. Et Cyrios, humain désarmé qui avançait inconsciemment, chantait fort, chantait plus en puissance afin d’oublier cette étrange sensation. Il ferma les yeux, sentait son cœur tambouriner dans sa poitrine, son sang s’abattre contre les parois de ses veines, si bien qu’au bout de la vingtième fois, il eut l’impression que ses battements se transformaient en coup de marteau. Lorsqu’une présence horriblement glaciale lui froissa le dos, la peur avait entravé ses entrailles ; elle tordait désormais son estomac et avait saisi son cœur déchaîné. La couleur du piano de son imagination vira peu à peu au blanc fantomatique, jusqu’à entièrement disparaître. Un cauchemar ? pensa-t-il. Suis-je à la merci d’un cauchemar ? C’en était toute la sensation. Alors son chant cessa.

Dès lors dépourvu de toute accroche, le rêveur osa lever ses paupières : tandis que ses lèvres se serrèrent, ses prunelles d’un vert clair et persistant brasèrent la forêt en toute sa longueur. L’ombre qui le suivait alors le fit sursauter et, paniqué, il fit quelques pas maladroit en arrière avant de tomber misérablement le sol. Il tremblait violemment face à la silhouette difforme. Ses yeux verts perçant fixaient ce bleu azurin contrasté de la brume qui l’entourait encore.

« Qui… Qui êtes-vous ? » daigna-t-il demander.

Il se replia légèrement sur lui-même, fonça les sourcils, et demeura à même le sol, patient.

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