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The Awakening [Pv. Cyrios] // On recommence a zéro!
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Banni


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Allongée sur un matelat, le visage baigné dans les rayons du jour, on me murmure si doucement à l'oreille que l'intonation des mots sonne comme une berceuse qu'on chanterait à un nouveau née pour l'endormir. Dans mon combat entre la réalité et le sommeil, on me caresse la joue du bout des doigts et jamais je ne me sentis aussi en paix. Qui sait combien de temps je suis resté dans cette trance.
Malheureusement, cette paix intérieure n'est pas éternel; la chaleur du Soleil quitte ma peau, les murmures sont remplacés par le tic-tac régulié de mon horloge et la douceur de la caresse disparue elle aussi. J'ouvris les yeux sur un plafond blanc cassé et lentement avec l'espoir d'y voir mon père, je me redresse en position assise, à l'aide de mes coudes, tout en observant les alentours. J'ai un pincement au coeur en me retrouvant seule, encore une fois. Je suis confuse et légèrement étourdie, j'aurais juré que quelqu'un était là. L'esprit brumeux, je n'avais pas remarqué qu'on avait laissé un objet au creux de ma main. C'est un pendantif ailé soutenu par une chaine dorée. Comme il est joli! Sur un morceau de papier chiffoner on y avait inscrit d'une caligraphie délicate : Il te protègera. Je le retourne en esperant y retrouver une signature, mais on n'y avait rien ajouter. Mon instinct me pousse à l'enfiler autour de mon cou.
Je décide, par la suite, de me lever et une fois debout je me surprend par la légerté de mon corps. J'ai toujours été mince, voir maigre, mais jamais je n'ai eu cette impression de ne peser qu'une plume. Après à peine quelques pas, une violente migraine vient cogner à tout rompre dans ma tête. La douleur est si intense que je pense être malade. Je marche d'un pas hésitant vers la salle de bain en prenant appuie sur tout ce qui se trouve sur mon passage. J'ouvre la lumière et me précipite vers le lavabo. Je tourne a toute vitesse le robinet vers l'eau froide avant de m'asperger le visage à plusieurs reprise. J'ai le souffle court sous les pulsations incessantes de la migraine. J'ouvre la pharmacie qui se trouve juste au dessus et laisse tomber quelques cachets contre le mal de tête dans la paume de ma main. Sans même prendre la moindre gorgée d'eau , je les avalent directement. Les mains bien aggripés au rebord du comptoire je cherche mon souffle et tente de me calmer du mieux que je peux. Du coin de l'oeil, je remarque quelque mèches de cheveux tombantes. Elles sont argentées voire blanches. À ma naissance, j'ai hérité d'une chevelure noire semblable au pelage d'un corbeau.
Je me redresse paniqué pour croiser le regard d'une inconnue. Teint cadaverique, regard vide et l'iris de ses yeux est dénudée de couleur. Son visage est encadré d'une cascade de cheveux argenté qui à première vue semblent flotés dans les airs tellement ils semblent fins. Après de bonnes secondes de contemplation dans la glace, je dois bien accepter que cette inconue: c'est moi. La migraine doit me faire délirer
Je me remarque alors un morceau de bandage au niveau du colet de mon pyjama. Les mains tremblantes, je détache lentement les boutons de mon haut. Je découvre que le bandage s'enroule autour de ma poitrine et se termine juste en haut de mon ventre. Je me rassure en ne voyant aucunes traces de sang aparantes. J'entreprends de me liberer des bandages en prenant plus de précautions que nécessaire. Je constante horrifiée la blessure. Ma peau est noircie à l'endroit exact où se situe mon coeur. De là, des veines noires se propagent et la plus longue remonte la longueur de mon cou. Du bout des doigts, je touche la peau noircie, mais je ne ressens aucune douleur- seulement mon coeur qui cogne contre ma poitrine. Mes pensées sont un tourbillon infernal dont je n'en tire aucunes explications.  Je ne rappel pas m'être couchée, ni ce que j'ai la journée précedente.
Mais que m'ai-t-il donc arriver ?

Je quitte la pièce précipitament, le corps tremblant comme une feuille. Au milieu du salon, je m'arrête à la vue des plantes que je m'étais toujours occupé au quotidient. Elles ont fanés et courbés vers l'avant comme si elles sont à présent triste de ne plus avoir d'attention. Les meubles environnant sont recouverts d'une fine couche de poussière. Depuis combien de temps suis-je restée endormie ?
Je jète un coup d'oeil à la porte qui mène à l'extérieure. Hypnotisée, je m'en approche et pose ma main sur la poignée.
[...]
Sans destination en tête, je me promène dans cette ville qu'on appel Warrenpoint. Je n'arrive pas à savoir si j'ai déjà parcouru ses rues, visiter ses magasins, explorer ses parcs. Le passé est flou; le présent incompréhensible. Le matin est frai, mais mon pyjama en coton me tient au chaud. On me jète des regard curieux , aucune idée si c'est mon pyjama ou le fait que j'ai l'air d'un fantôme embulant. Je suis perdue, j'ai peur.. aidez-moi quelqu'un.

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La nuit semblait plus noire, plus dévorante, plus lugubre encore que nos cauchemars les plus sanglants, tandis que, de sa lumière blafarde, elle envahissait malicieusement les rues de Warrenpoint. Le vent léger incarnait son chant funeste et, contrairement à son calme agréable habituel, elle demeurait cette fois brutale. Elle transportait dans sa musique de lourds et étouffants souvenirs, si bien que le jeune nouveau de la ville, pris en victime, s’était enfermé dans sa chambre en se mordant les lèvres pour fuir aux larmes de sa peine. Il retrouvait cette ambiance dramatique de l’enterrement de son meilleur ami ; il se demandait qui viendrait, le jour de ses propres funérailles, si le seul qu’il avait aimé n’en était plus capable. Puis il entendait Arnaud crier son nom – « Cyrios ! Dépêche-toi ou on va être en retard ! » -, avec toute la joie et l’immense sourire qui accompagnaient son timbre, qui brillaient pour ce visage vide d’émotions. Joie et sourire aujourd’hui introuvables.

Et lui revint ce souvenir. Celui où il chantait. Celui où, au beau milieu d’une foule, il avait la crainte de s’évader sur un piano. Celui où Arnaud lui avait posé une main sur le dos pour l’accompagner.

« Hey. Show me one man that’s never made mistakes. »

Recroquevillé sur lui-même, Cyrios tremblait au creux de son lit. Il chantait ; il chassait ses appréhensions, sa douleur et, quelque part, sa haine. L’âme déchaînée contre l’image de ses pères, du sourire perdu d’Arnaud, ainsi que de sa propre solitude. Il s’y était habitué, pourtant, à ce mutisme profond, à ces regards méfiants à son égard, à cette absence de vie dans son entourage ; ce déménagement semblait toutefois faire un changement radical, car tout point d’accroche - tout ce qui lui donnait une vie tranquille, en somme - venait de s’exhaler en une funeste musique qu’il lui fallait à tout prix éteindre. Alors la solitude mêlait sa voix râpeuse et sourde à l’atmosphère de sa chambre tandis que, doucement, d’une façon aussi craintive qu’un chat aux pieds d’une foule, des paroles s’échappaient douloureusement de ses lèvres […] et de ses deux perles d’un vert intense, il fixait le cercle flou de lumière que les rayons de sa lampe traçaient difficilement derrière la couette.

« And I’ll pay… All of my time and every dime I made. »

Ses doigts, retenus par des poings excessivement serrés, sentaient la touche d’un piano à chacun de leurs mouvements ; dans son esprit naquit, au fur et à mesure que la passion grandissait, une musique tirée d’un souvenir doux, chaleureux et désiré. Le son qui glissait depuis la note jusqu’à l’air libre, ce timbre qui sonna mielleusement à l’ouï : toute un souffle mélodieux et berçant créait une ambiance moins tendue. La solitude, peu à peu, s’endormait, jusqu’à ce que, d’une manière ou d’une autre, il parvint à fermer les yeux à son tour.

But today…

Jusqu’à ce que, d’une certaine façon, la lumière n’existât plus, laissant place à ce monde chimérique, à cette utopie parfaite d’une vie paisible. Ses rêves l’accueillirent de cette même suavité de velours, à la même lueur du regard d’un proche. La solitude s’était bel et bien assoupie, laissant ainsi renaître la douceur d’une lointaine vie.

« The best of intentions I lay at your feet, and I need you to see past the worst part of me. »

Son ami ne venait pas, mais il sentait sa présence, là, quelque part. Cyrios se laissa bercer par la nostalgie, oubliant dès lors ce déménagement, ces changements, cette solitude trop prenante. Il laissa sa voix prendre plus d’ampleur, plus d’espace, jusqu’à ce qu’il n’y ait plus qu’elle. Plus qu’elle et un semblant de joie.

« I’m tired of taking my aim when I keep on missing. »

Il observait ces étranges êtres déambuler de part et d’autres de ce qu’il pensait imaginer. Une petite fille rattrapait son chat rose. Plus loin, une femme caressait les oreilles de lapin de son enfant. Ce monde paraissait toujours plus vivant, plus propice à l’installation d’une tranquillité inconcevable.  Il éteignit doucement sa voix, celle-ci n’apparaissant plus que dans ses pensées, et il se contenta de fredonner le reste.

There’s got to be a better way, got to be a better way… And every little word I say keeps getting twisted.

Il entreprit se de déplacer d’un pas soudainement plus léger, la conscience emportée par une brève vague de bien aisance.

Coming out wrong. So baby, hold on. I’m trying to hit the mark, but I’m shooting with… « Broken arrows, reprit-il à vive voix. It’s like I’m shooting with broken arrows. »

Cependant, les étranges réactions de la fine foule interpelèrent son intention en interrompant son chant. Quelques duos parvenaient à ses côtés en parlant d’une étrange fille, d’un être à éviter à tout prix. Il remarqua en outre quelque méfiance, des détournements de chemin, en cette petite matinée où, généralement, tous prenaient une route habituelle. Intrigué, Cyrios accéléra le pas, passa entre quelques personnes par-ci par-là, […] et s’arrêta net lorsqu’apparut à son regard un visage inconnu.

Etait-ce un produit de son imagination ? Il n’avait jamais croisé ce visage, autant dans son passé que dans ses rêves. Elle était pourtant là, debout, lourdement vêtue ; elle regardait ici, là, puis là-bas, comme si elle cherchait une quelconque accroche. Elle portait une apparence vide, une lueur fantomatique dans son regard, une étrange transparence englobait son corps. Inhabituelle forme. Mais elle semblait perdue. Elle semblait apeurée, malgré ce manque d’expressions.

Cyrios décida de s’approcher, par curiosité. Il parvint rapidement derrière elle et, en posant doucement une main sur son épaule, il l’incita à se retourner. Approcher les gens n’avaient jamais été son fort ; il s’agissait toutefois de ses rêves, et peu importe qui il abordait, Cyrios était persuadé que tout ce qui l’entourait n’était que les meubles de son imagination.

Il n’osa pas parler. Il n’osa pas lui sourire, lui offrir un mot, un moindre réconfort. Ses lèvres pâles restèrent immobiles, et ses yeux d’un vert profond la fixaient d’un air neutre. Frappé. Muet. Touché Surpris par cette ressemblance indirecte, car il retrouvait chez elle cette lumière mortuaire que l’on lui reprochait.

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J'ai toujours été une adepte des livres aux histoires fantastiques - je les dévorent sans jamais me rassasier. Ils étaient l'unique manière de m'évader des quatres murs qui m'entouraient. Ma collection avait prit des proportions énormes; certains s'empilaient sur un mètre de haut à même le plancher.
En ce moment, je me perçois comme étant la protagoniste de mon propre roman fantistique. À la vue du garçon à la longue chevelure noire et au regard vert, j'ai su que mon histoire incroyable allait se mettre en marche. Dans mon coeur, une flamme venait de s'allumer et sa chaleur apaisa ma peine, ma solitude.


Un silence s'est installé entre moi et l'inconnu qui m'avait incisté à me retourner vers lui. Tout d'abbord, j'avais reculé d'un bon pas, déstabilisée qu'on me touche aussi soudainement, puis, je l'ai examiné de la tête au pied. Il a une allure digne d'un personnage d'un roman - il n'y en a sûrement pas 2 comme lui. Vêtu de noir, les cheveux de cette même couleur, les yeux verts profonds et une peau blafarde; tout contrastent sur ce mystérieux garçon. Quelque part dans son expression neutre, il y a une lueur de curiosité envers ma personne. Je me surprend à soutenir son regard. Au souvenir de mon reflet dans le mirroir, j'abaisse les yeux sur mon pyjama et je me sens soudainement gêné par mon accoutrement. Je souhaite parler, mais je suis térrifiée à l'idée que ma voix puisse avoir changé elle aussi.

"Sommes-nous bien à Warrenpoint ?" demandai-je d'une voix râpeuse, mais reconnaisable. Je tousse un peu pour m'éclaircir la gorge avant de poursuivre:

"Tu vois, il m'est arriver un truc impossible et je suis complètement perdue."

De part et d'autre, on nous pointe du doigt, on chuchotte à voix basse et les regards dévisageant s'adressent autant à moi qu'à lui. J'espère fortement qu'il souhaitait m'aider et non rire de moi, le fantôme en pyjama jaune banane.

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Contrairement aux autres créatures qui les entouraient, elle avait une allure tout à fait humaine ; un corps de femme qui lui servait de port, vêtu de vêtements étrangement normaux, ainsi que des traits proportionnés décorant tendrement son visage. Cyrios s’était surpris à la dévisager lentement, étonné de trouver un être si semblable dans son imagination qui, elle-même, repoussait sa nature. Il voulut effleurer la peau de son minois pour s’assurer de sa constitution, pensant alors qu’elle exhalerait une chaleur pareille, une chaleur vive qu’il avait rarement touchée […] et ses doigts tressaillirent à cette idée, mais il s’abstint tout geste menant au contact physique. Quelque chose en elle disait qu’ils étaient loin d’être semblables. Sa beauté cachait aisément l’absence de couleur dans ses traits ; son visage dépourvu de rougeurs, ses cheveux déteints prisonniers d’ondulations charmantes et luisantes, ainsi que son petit air euphorique ; un tout semblait la retenir loin de leur dimension sans pour autant empêcher Cyrios de la trouver belle. Mais il y avait quelque chose de plus sombre, de plus effrayant encore que l’idée qu’elle n’était qu’une image : une aura étrange, cruelle qui circulait autour d’elle. Il retint sa curiosité et se força à patienter, car ses envies et ses tourments mis de côté, cette étrange créature avait besoin d’aide. En croisant son regard, Cyrios oublia presque instantanément l’ambiance malveillante qui sommeillait autour d’elle, et il se dit que ce n’était sans doute que son imagination.

« Sommes-nous bien à Warrenpoint ? (…) Tu vois, il m'est arrivé un truc impossible et je suis complètement perdue. »

Cyrios cligna deux-trois fois des yeux et la fixa un moment, incertain, avant de regarder aux alentours. Là seulement, il remarqua les regards posés sur eux, et sut reconnaître à leurs simples lueurs qu’on les jugeait. Ces regards ressemblaient à ceux qu’il avait affronté des années durant et cette vision lui donna la nausée. Sans trop attendre, et sans directement répondre à l’inconnue, il lui saisit le bras et entreprit de s’éloigner à grands pas de la foule accumulée. Il bouscula deux ou trois individus en route, bifurqua à gauche au premier tournant qui se présenta, puis freina sa marcha à l’abri de deux murs – d’une petite ruelle, proprement dit. Lâchant alors celle qu’il avait entraînée, il lui fit face et répondit :

« Nous sommes bien à Warrenpoint. Enfin, pas tout à fait. Il s’agit bien de Warrenpoint, mais dans mon rêve. »

Cyrios jeta quelques coups d’œil anxieux aux alentours et, une fois certain qu’on ne les avait pas suivis, il soupira doucement. La crispation qui s’était emparée de ses muscles sans qu’il ne s’en soit rendu compte laissa ses nerfs en rédemption, lui offrant ainsi quelques tremblements de soulagement. Il alla s’adosser à un mur, puis il laissa ses yeux s’attarder sur l’inconnue, avant de lui offrir un bref sourire.

« C’est étrange, je ne vous ai jamais vue par ici, et je ne pense pas vous avoir déjà rencontrée en vie courante, mais vous semblez pourtant consciente. (Il leva momentanément le nez vers le ciel.) Je savais que le réalisme pouvait être fort poignant dans les rêves, mais à ce point... »

Puis il rabaissa la tête et appuya son crâne contre le mur, fermant les yeux.

« Il va pleuvoir, » dit-il doucement.

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Il n'y a aucune délicatesse dans sa manière de me tirer derrière lui, ni dans la force qu'il utilise pour repousser les spectateurs de notre chemin. Sa poigne est surprenamment firme et me voilà  contrainte à le suivre - que je le veule ou non. Je m'enfarge ici et là en essayant de maintenir son rythme éffréné. J'ai l'impression de faire dix enjambées pour ne couvrir que deux des siennes. Quelques mètres plus loin, il ralentit sa cadence puis me libère le bras. Mon corps, qui n'est nullement habitué à l'effort physique, s'en trouve soulagé.
Je reprends mon souffle en m'appuyant le dos contre le mur de briques rougeâtres. La ruelle est un emplacement bien pensé pour être à l'abri des regards dévisageant. J'observe l'inconnu qui m'adresse pour la première fois la parole depuis le début de notre rencontre. Sa voix a quelque chose de chaleureuse tout en conservant cette pointe de nonchalance. J'écoute ses dires qui pour moi n'ont aucun sens certes, il semble tout à fait convaincu que nous rêvons. Son visage reste impassible tout au long de son monologue et ajoute en dernier que le ciel allait bientôt nous déverser sa pluie. Je n'arrive pas à le prendre au sérieux.. bien que j'aie failli craquer devant son petit sourire. Son visage a semblé s'illuminer à ce bref instant et on aurait dit une tout autre personne.

« Je viens tout juste de me réveiller, comment peux-tu affirmer que tout ceci découle de ton rêve? » demandai-je suspicieuse

Je m'éloigne du mur en me rapprochant de lui un sourire triste aux lèvres, le regard vide.

« Je n'ai jamais mis les pieds en dehors de ma maison, qu'est-ce que j'en sais après tout.. »

J'essaie de me remémorer les journées qui ont précédé mon réveil, mais tout semble vague et flou. Je plisse des sourcils sous la concentration en regardant un point au loin. Je n'ai aucun souvenir de m'être mise au lit ou d'avoir enfilé cet affreux pyjama. Va de même pour le dernier livre que j'ai lu, le dernier repas que j'ai pris ou la dernière fois que j'ai vu mon père - il n'y a que le brouillard. Mes doigts tremblent alors que j'écarte une mèche rebelle que je viens loger derrière mon oreille.. le manque de couleur me laisse encore un goût amer dans la bouche. J'ai cette forte impression que je passe à côté de quelque chose d'important qui expliquerait peut-être tous ces changements physiques. Mon esprit est envahi de pensées sans queue ni tête d'un casse-tête sans forme.
Je respire un grand coup, balayant mes inquiétudes puis attarde mon regard sur l'étranger. Quand j'y pense, il constitue tout ce qu'il y a de concret dans ma vie pour le moment.

« Je m'appelle Daskarina au fait et merci d'être venu m'aider.. »

J'affiche un sourire, un vrai. J'avais presque oublié la sensation que ça procurait.

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Une goutte. Deux gouttes. Puis une troisième. Cyrios se concentra sur ses nerfs, sur sa capacité sensitive, et sentit les gouttes s’écraser sur son crâne, s’éparpiller entre ses mèches jusqu’à imprégner sa peau. Les suivantes effleurèrent son front, puis caressèrent son arcade sourcilière pour entreprendre la traversée de son visage. Lentement, une averse vint les engloutir ; un rideau de pluie s’étendit, le clapotis de la rincée débuta sa musique, et il ne resta dans l’air qu’une fraîcheur prenante mais agréable. La sensation est effrayamment réelle… se dit-il. Il inspira profondément mais silencieusement, dégustant l’animosité froide de ce baiser presque hivernal du temps. J’ai parfois l’impression de vivre. De vivre dans mes rêves.

« Je viens tout juste de me réveiller, comment peux-tu affirmer que tout ceci découle de ton rêve? »

De… de te réveiller ? La voix de l’inconnue déconnecta Cyrios de son voyage chimérique. Tandis qu’il expirait, il oublia le toucher des gouttes, l’étreinte du froid, et leva doucement les paupières. Ses prunelles vertes semblèrent emplies d’un intérêt tout nouveau, étincelant de vie et de sentiments que pulsait temporairement son cœur. Mais cette lueur disparut aussitôt, et Cyrios regagna son air habituel et fantomatique. Ses yeux vides se posèrent sur l’inconnue, qu’il prit le temps d’observer une nouvelle fois pendant que ses oreilles buvaient ses paroles. Triste vie… quelle horreur d’être prisonnier de sa propre demeure. Etrangement, le temps semblait les apprécier. Le ciel gris et les environs fades leur accordaient une certaine harmonie. Le garçon fantôme dont seuls les yeux reflétaient la vie et la fille de l’autre monde que les couleurs fuyaient […] si on ignorait son pyjama.

« Je m’appelle Daskarina au fait et merci d’être venu m’aider.. »

Cyrios lui rendit son sourire d’un air chaleureux. Ses lèvres s’étirèrent quelques secondes avant de revenir à leur état de marbre, et il se leva pour s’approcher de l’inconnue. Il lui tendit gentiment une main, sans précipitation et avec patience pour tenter de lui montrer sa confiance.

« J'aime beaucoup, dit-il avec un sourire. Je m’appelle Cyrios. »

La pluie s’atténua légèrement. Cyrios scruta les alentours à la recherche d’un abris à proximité. Rien d’utile ne sembla se présenter et, espérant que Daskarina n’ait aucune détestation vis-à-vis de la pluie, ils devraient patienter légèrement le temps qu’un endroit adéquat lui vienne en tête. Il ne voulait pas risquer d’arpenter les rues sous le regard indiscret de la foule après ce dernier évènement. La gêne d’il y avait quelques instants n’aurait même jamais dû exister. Un soupire lassé s’extirpa de ses lèvres et il ferma les yeux d’un air las, entreprenant de réfléchir aux paroles de la fille. S’ils ne pouvaient pas se permettre de sortir de leur cachette pour le moment, autant user de leur temps à bon escient.

« Tu disais que tu venais de te réveiller… Etrange, vraiment étrange car, de mon côté, je viens de m’endormir. »

Lorsqu’il rouvrit les yeux, il les garda plissés un instant, puis il haussa légèrement les épaules. Elle était peut-être une des créatures qu’il croisait régulièrement dans les rêves, finalement. Pourtant, une sensation différente l’envahissait lorsqu’il la regardait. Elle émanait une essence différente ; elle semblait en vie, ou du moins l’avoir été, avant de finir dépourvue de couleurs. Dans son regard, son expression… non, elle semblait différente, Cyrios s’entêtait à y croire, et il s’était toujours fié à son instinct.

« Je me retrouve ici à chaque fois que je m’endors. Je ne vois pas ce que ça pourrait être d’autre que mes rêves. »

Cyrios leva vite fait une main pour se passer les doigts entre ses mèches noires trempées et, ainsi, découvrir son visage. Il entreprit de se recoiffer un peu machinalement, les pensées ailleurs. C’était comme si tout ce qu’il pensait être évidence s’était tâché de doutes. Il commençait à réaliser sa situation, ainsi que la différence entre ses rêves d’aujourd’hui et d’antan, et se demandait s’il était normal que ses songes s’avéraient former une continuité d’évènements cohérents et enchevêtrés… Une part de lui-même lui souffla cependant que tous ses tourments étaient sûrement superstitions. S’il devait réellement faire quelque chose, c’était aider cette demoiselle en pyjama qui n’avait pas l’air de savoir où elle venait d’atterrir.

« Mh… (Il faillit lui proposer de la raccompagner jusqu’à sa maison, mais il se souvint subitement de ses paroles et s’en abstint.) Laissons cela de côté pour l’instant. Tu as quelque part où aller ? »

Il reporta toute son attention sur elle en espérant que sa voix ne lui parvienne pas trop fadement.

« Je veux dire… Tu avais l’air un peu perdue, tu es en pyjama et il pleut, mais je doute que… que tu aimerais revenir dans ce que l’on pourrait hélas appeler une prison. »

Cyrios détourna le regard. Il craignait de l’avoir blessée ou touchée avec les mauvais mots, mais il n’arrivait pas à nier ce qu’il pensait.

« Tant que je suis là, je pourrai te montrer quelques endroits... Ce n’est pas très prudent pour une demoiselle de rester en compagnie d’un inconnu, mais si tu m’accordes ta confiance, je t’aiderai comme je peux. Qu’en dis-tu ? »

Il s’attendait à ce qu’elle refuse ; de l’un à l’autre, ils ne connaissaient que prénoms et apparence. Son âme voulait toutefois l’aider et s’il ne tentait pas sa chance, il s’en serait allé avec la culpabilité sur les épaules.
Un sourire sincère orna ses lèvres et son regard s’adoucit lorsqu’il lui tendit une main.

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Cyrios.. J'avais murmuré silencieusement son nom lorsque son regard était dirigé ailleurs, pour la simple satisfaction de le prononcer. Il avait même souris très discrètement à plusieurs reprises et chaque fois j'ai cru que le monde s'éclairait autour de lui. Si ce n'est pas son sourire, c'est la brillance de ses yeux qui parlent et il ne peut rien y faire pour le cacher. Pourquoi masquer un visage si lumineux derrière une expression si sombre?
Cyrios ne semblait pas non plus comprendre ce qui se passait. Il reste convaincu qu'il rêve et que je suis qu'une part de sa fertile imagination. Je n'ose pas trop le contredire et je préfère qu'il me considère comme une création de son rêve que d'être vu comme un monstre. Quoi qu'il en soit, je veux éviter de lui expliquer que mes cheveux et mes yeux ont décoloré et que je suis mystérieusement blessé à la poitrine. Tant que je ne saurai pas ce qui s'est passé, je garderai ce petit secret pour moi.
[...]

La pluie s'était d'ailleurs manifester, il y a cela quelques minutes, et le déluge m'a prit par surprise. Étrangement, je ressentais à peine la pluie imprégner mes cheveux et rouler sur ma peau.

"Ne te m'éprends pas sur la vie que j'ai vécue, je n'étais point malheureuse. J'ai.. j'avais un père très aimant qui m'apportait des livres régulièrement. Je me suis mis tant de fois dans la peau du protagoniste que j'ai l'impression d'avoir vécu des centaines de vies différentes. "

Je repense à sa proposition de parcourir les rues de cette ville en sa compagnie et l'idée me parait géniale. Je n'avais plus rien à perdre à présent et j'ai toujours voulu visiter cette ville. Je ne sais pas depuis combien de temps ma main tremble, mais lorsque j'agrippe celle de Cyrios, la chaleur de sa paume m'envahit d'un sentiment apaisant.

" Ça me ferait plaisir de découvrir Warrenpoint avec toi, mais je dois me changer d'abord! "

Mon pyjama est détrempé et rend le tissu en coton de plus en plus désagréable sur ma peau; je voulais m'en débarrasser au plus vite. J’incite Cyrios à me suivre en le tirant par la main et j'ouvre la marche en prenant le chemin inverse qui m'avait mené jusqu'ici. Je maintiens une distance entre nous deux pour pouvoir me plonger dans mes préoccupations.
[...]

J'ouvre la porte de ma modeste maison avec l'espoir d'y voir mon père confortablement installé dans son fauteuil fétiche, les yeux rivés sur sa série télévisée préférée et riant aux éclats. Seul le silence m’accueillit, même mon chat avait disparu. Je me retourne avec un sourire déformé et j'annonce à Cyrios que j'en ai pas pour longtemps.

Je m'enferme dans ma chambre et me laisse tomber face première sur mon lit. J'étire le bras pour agripper le cadre qui repose sur ma table de chevet entre les livres et les babioles qui traînent. C'est l'unique photo que j'ai de moi et mon père et elle date de trois ans déjà. On voit très clairement que mes cheveux et mes yeux sont très foncés et tirent sur le noir. Cyrios ne doit pas voir cette photo, il prendrait peur s'il découvrait l'étrange personnage que je suis devenue. Je bondis hors du lit et attrape mon sac à dos.
Je dépose délicatement au fond le cadre, puis j'empile les vêtements qui constituent ma maigre garde-robe. C'est-à-dire quelques jupes et pulls du style rétro** que mon père a jugé à la mode - nostalgique de sa jeunesse j'imagine. Je rajoute des produits d'hygiène de base, des sous-vêtements et rassemble toutes mes économies et celles de mon père.
Je complète le tout en prenant la décision la plus difficile de mon existence: choisir mes 3 livres préférés qui me suivront dans mon aventure. J'avais décidé de partir pour de bon - pas question de rester ici, j'ai le monde à explorer! après une bonne minute d'indécision je flanche et en sélectionne trois en jetant un regard coupable à ceux que j'abandonnais derrière.
J'allais quitter ma chambre... toujours en pyjama. J'éclate de rire en réalisant que je suis venue tout d'abord pour me changer et j'ai fait tout sauf. Je fais demi-tour, retire mon pyjama que je jette sur le plancher et enfile en vitesse une jupe en coton grise et un pull de la même couleur, mais deux teintes plus foncés. Je grimace à la vue du contraste entre mes vêtements et mes cheveux.

Je quitte ma chambre avec un dernier coup d’œil en arrière; cette image restera gravée dans ma mémoire. Mon nid douillet, ma vie et mes livres - je leur disais au revoir. 
[...]

" Je suis prête et impatiente de visiter Warrenpoint avec toi, Cyrios. "

Spoiler:
 

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The Awakening [Pv. Cyrios] // On recommence a zéro!
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